Illustrations : devenir écrivain public en Bretagne... ou ailleurs

Le 4 janvier 2014, je suis officiellement devenue micro-entrepreneuse. Je suis, depuis ce jour, écrivain public et rédactrice web dans le Finistère (Bretagne – d’où la jolie photo de couverture qui sent bon les vacances…) Depuis cette date, je reçois régulièrement des questions sur ce métier, les possibilités d’en vivre, les questions d’organisation…

J’ai eu l’occasion de donner plusieurs réponses sur une page reprenant plusieurs réponses à des questions portant sur le métier d’écrivain public. Je ne vais pas répéter tout cela? Non, je vais faire le point sur où j’en suis après un peu plus de 4 ans.

Travailler comme écrivain public depuis mon domicile breton

S’il y a bien une chose qui n’a pas changé depuis janvier 2014, c’est ça : je continue à travailler chez moi. J’ai maintenant un espace dédié à mon métier, et ça fait un bien fou, même si les travaux ne sont pas finis.

Au début, je travaillais sur la table de ma salle à manger ou de ma cuisine. Mais très vite, je me suis rendu compte que cela ne m’aidait pas à faire la part des choses entre vie privée et vie professionnelle.

Lorsque j’en ai eu les moyens, j’ai réorganisé mon espace de vie pour faire de l’une des pièces de ma maison un espace purement professionnel. Le soir, je sors de mon bureau et je laisse le travail derrière moi. La journée, je suis au travail, pas à la maison, donc pas de lessive, pas de nettoyage. Je peux ainsi rester concentrée sur mes commandes et mes clients.

Gagner sa vie comme écrivain public : possible, mais avec de la patience

Autant être franche, les deux premières années, c’était un peu la galère, pour plusieurs raisons :

  • Il faut du temps pour définir son activité, se faire connaître et développer une clientèle
  • J’ai choisi de faire moi-même mon site web et cela me prenait beaucoup de temps
  • Je me suis formée à la rédaction web
  • J’avais fait le choix de ne pas mettre mon fils à la crèche, donc en pratique je travaillais peu.

Aujourd’hui, je travaille à mi-temps (18 heures par semaine) par choix, et celui-ci est bien rempli. Je travaille principalement avec des entreprises, qui deviennent plus facilement des clients réguliers que les particuliers. Certains de mes clients sont installés en Bretagne, mais pas tous. Je travaille également avec des associations et des particuliers, mais dans une moindre mesure.

Côté revenus, je n’ai pas à me plaindre : ils sont en pleine croissance. Pour la période janvier-juin, j’ai déjà facturé 70 % de mon total de facturation pour 2017 (sachant qu’en 2017, j’ai pris un congé maternité bien mérité !).

Je pense donc qu’il faut être vraiment patient. Se faire connaître n’est pas simple, se faire engager ne l’est pas non plus.

Développer sa clientèle comme écrivain public

Je ne démarche pas par téléphone, très peu par mail. Je suis aussi active que possible sur les réseaux sociaux et tente de proposer des contenus qualitatifs. Mais vous connaissez l’histoire du cordonnier le plus mal chaussé ? Je crois que je suis un peu comme lui !

Le gros de ma clientèle, comme je l’ai dit, est composé d’entreprises. Mes deux plus gros clients m’ont trouvée grâce Internet, à mon site et à mes profils sociaux. Je suis donc de celles et ceux qui estiment que sans une bonne présence sur le web, on ne peut plus aller nulle part.

Je conseille donc a minima de faire un site, de l’alimenter régulièrement, et d’être présent sur les principaux réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn. YouTube est également une possibilité si la production de contenus vidéo est à votre portée.

Définir son offre de prestations et ses tarifs

Là on touche le point le plus épineux selon moi : que proposer et à quel prix ?

Au début, j’ai pas mal tâtonné. J’avais une palette très large de prestation, que j’ai progressivement réduite. Ainsi, l’accompagnement des étudiants a été retiré. Il est toujours possible ponctuellement, mais c’est vraiment anecdotique et je me limite géographiquement. De plus, je ne fais plus de mise en page prépresse, pour des questions de responsabilités qui ne sont pas toujours bien définies.

Pour mes tarifs, je ne les ai pas retouchés depuis 2014. J’ai défini un tarif horaire à 40 euros TTC et je m’y tiens. Ce montant a été défini sur base:

  • Des tarifs moyens que j’ai pu observer au sein de la profession`
  • Du chiffre d’affaires maximal autorisé par mon statut
  • Des possibles sauts de tranche fiscale au sein de mon foyer
  • Des frais liés à l’exercice de la profession d’écrivain public et rédactrice web freelance (postes fixes : abonnement à un logiciel de facturation, abonnement Acrobat Pro, abonnement Photoshop, compte bancaire pro…)
  • Du nombre de semaines travaillées dans l’année
  • Du nombre d’heures pressées par semaine (j’ai pris en compte le nombre d’heures que je souhaite prester dès lors que mes deux enfants seront scolarisés à temps plein)

Je ne tombais pas exactement à 40 euros, mais c’était très proche et ça collait avec les tarifs proposés ailleurs.

Ma vie avant mon boulot : écrivain public, mais pas que !

Je suis devenue écrivain public lorsque ma famille s’est installée en Bretagne afin d’être plus disponible pour elle. Et ça marche. J’ai calqué mes horaires sur les horaires scolaires, je pose facilement des jours quand un enfant est malade, je prends mes congés quand je veux (la plupart du temps).

Cette disponibilité est ce qui m’avait principalement motivée à devenir écrivain public et rédactrice web freelance. Et je suis très heureuse de constater qu’elle est au rendez-vous.

Crédits photographiques : © joussec – Pixabay.com

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